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25 janvier 2008 Jean-Luc Cramatte présente son ouvrage au journal télévisé de la Tsr. Lien

JEAN-LUC CRAMATTE, Repères biographiques

Jean-Luc Cramatte est né en 1959 à Porrentruy (CH). Il vit et travaille à Fribourg (CH). En 2007, il finalise son projet Poste mon Amour, qui est publié chez Lars Müller Publishers. La même année, exposition Retracing Territories au Centre d’art contemporain de Fribourg. En 2005, il présente aux Journées photographiques de Bienne l’exposition Par-dessus l’épaule de Théodore, un projet réalisé l’année précédente au Rwanda. En 2004, travaille dans une policlinique et montre une série d’intérieurs au MHL de Lausanne. En 2001, exposition On the Road à Venise au Centre culture suisse avec «Présence suisse». En 2001, exposition On the Road au Musée d'art et d'histoire de Fribourg. En 1999, une sélection de ses travaux est présentée à Zurich à «The Selection vfg» pour la Nuit de la photographie. Exposition au Musée d'art et d'histoire, Neuchâtel avec l’exposition Décalage en 1991 avec un travail sur la marginalité en Suisse, pour lequel il passe plusieurs mois dans un asile de nuit (l’actuel bâtiment de Fri Art, à Fribourg. En 1991 également, réalisation du projet «Limites Helvétiques» en collaboration avec le Musée de l'Elysée à Lausanne à l'occasion des 700 ans de la Confédération helvétique. En suivant la frontière suisse à l'aide d'une carte au 25'000ème Cramatte dirige sa caméra vers l'extérieur en montrant à chaque fois une image vers l'étranger. Ses travaux sont déposés à la Fondation Christoph Merian à Bâle, au Musée d'art et d'histoire de Fribourg et de Neuchâtel, au Musée de l’Elysée à Lausanne et à la Fondation Suisse pour la photographie à Winterthur.


L’EDITEUR EN QUESTIONS
Lars Müller,
directeur de Lars Müller Publishers

Qu’est-ce qui vous a donné envie de publier POSTE MON AMOUR?
En photographie, je n’aime pas les postures figées. Ce qui m’a immédiatement séduit dans ce projet, c’est le mélange subtil entre art et reportage. Jean-Luc Cramatte porte un vrai regard sur ces bureaux de poste, un regard d’artiste, d’auteur. Mais il sait aussi observer avec les yeux du reporter, discerner avec acuité les particularités de chaque chose. Il a réussi l’exploit à la fois de mettre en lumière les singularités des différents bureaux de poste et –par le biais d’une certaine mise en scène- d’en souligner les ressemblances. C’est cette tension que je recherche lorsque je publie un ouvrage.

Quelle relation personnelle entretenez-vous avec la poste?
La même que beaucoup de gens! La poste est une image familière, qui n’a rien de spectaculaire. Pendant des années, elle a fait partie de mon quotidien Je me suis rendu à la poste matin et soir. Pour aller chercher mon courrier à la boîte postale, pour poster mes lettres ou faire des paiements. Et puis un jour, on ne sait pas vraiment pourquoi, les habitudes changent. Je le dis d’ailleurs sans aucune nostalgie. Jean-Luc Cramatte a fait un travail de documentation. Il a saisi une situation quotidienne et banale, peut-être juste avant qu’elle ne disparaisse. Ce livre invite aussi le lecteur à évoquer ses souvenirs, à se raconter sa propre histoire de poste.

POSTE MON AMOUR sera en vente aussi bien à Tokyo qu’à New York…
Un tel livre peut-il vraiment toucher un public étranger?

Il n’y a bien que les Suisses pour se poser de telles questions! Pourquoi, nous qui sommes si fiers de notre Service public, ne serions nous pas intéressants pour les autres? Nous vivons dans un monde globalisé. Il y a toujours quelque chose de fascinant à découvrir comment les choses, même les plus banales, fonctionnent ailleurs… La poste est une image familière, qui n’a rien de spectaculaire mais qui peut avoir un véritable intérêt ethnographique. Et puis n’oubliez pas que le quotidien, la banalité, c’est ce qui fait l’essentiel de notre vie. Il y a une certaine grandeur, une certaine beauté dans cette banalité.